Deuxiéme essai sur la Garonne

Suite à la première expérience de mouillage fixe d'une bouée sur la Garonne, nous avons réalisé, en suivant les commentaires pleins de bons sens de quelques lecteurs, une deuxième bouée qui adopte une philosophie différente.

Comme tous les bateaux dignes de ce nom, nous avons cherché à placer la plus grande ouverture, au dessus des flots.

Ainsi la bouée se trouve dans une position habituelle, c'est à dire, le bouchon rouge au dessus. L'électronique est toujours solidaire du bouchon, où elle est fixée par une vis M12 de nylon. (Pas de métal au dessus des antennes). Des bouts de mousse rose permettent de caler le bas de l'électronique et d'éviter qu'elle ne bouge à l'intérieur.

 

Pour cet essai, toutes les ouvertures de la bouée sur l'extérieur ont reçues du silicone. La bouée accueille un lest simulant le poids de l'électronique et de la batterie. L'ensemble pèse 1,7kg.

Mise à l'eau, le mercredi 27 octobre à 18h00

Pour la mise à l'eau, la technique du premier essai a été réutilisée.

 

Du fait de son ancrage sur le fond et de la présence d'un courant non négligeable, la bouée a une allure penchée. Le flux amène quelque fois le bouchon rouge sous l'eau.

 

 

La vidéo montre son comportement en dynamique

 

Vendredi 05 novembre : J+9

Les pluies tombées sur les Pyrénées et la région ont grossi le cours de la Garonne. Le courant plus important a fait glisser notre équipement et son lest sur une dizaine de mètres en aval du pont. C'est normalement de ce pont que nous devions hisser l'ensemble pour le sortir de l'eau. Il va falloir élaborer une nouvelle technique...

Dérive de la bouée fixe.

 

Image bucolique, sensée nous inspirer une idée pour aller la repêcher...

Samedi 11 décembre  : J+44

Nous avons finalement réalisé un grappin  pour ramener la bouée sur la berge pour sa récupération. Après une première série d'essais, le grappin modifié et une dizaine de lancés dans l'eau, la bouée a été accrochée et ramenée tranquillement sur le bord de la Garonne.



Après un séjour de 44 jours dans l'eau, son état général état bon, elle flottait toujours. Cependant, il y avait un peu d'eau à l'intérieur (beaucoup moins que la dernière fois).

Suite à cet essai, et celui de Guyane (voir ici), un troisième et dernier essai sera réalisé avec uniquement un passage de fil dans le fond du bidon (de la touque, pour reprendre l'appelation Guyanaise).


 

 

Le grappin

A la demande générale, voici dévoilé le GRAPPIN.

Matériel

Tasseau de bois de 60x60x120 , 2 cordes à piano (L=1m) 4mm de diamètre, chutes de plomb.

Percer le tasseau pour y passer la corde. Couper les cordes à piano en deux à la meule (affuter le coté coupé en pointe). Plié à 90° à 15cm de l'extrémité pointue. Planter la corde à piano au mateau dans le tasseau. Ouvrir à la main en pliant les cordes à piano vers l'extérieur du grappin.

Tester la stabilité du grappin en le faisant tourné avec la corde. Fixer le plomb avec des clous pour rendre l'ensemble stable

Les erreurs contribuent à faire avancer la Science, il n'y a que ceux qui ne font rien qui c'est sûr, ne se trompent jamais. Envoyez donc vos remarques constructives à postmaster (at) kikiwi.fr

 

 


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